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dimanche 15 novembre 2015

Allégorie


Hier après-midi je suis allé m'entraîner sur la plage (oh yeah).


C'était le crépuscule, l'heure fatidique où les vampires sortent se nourrir. Ma séance a donc été un peu perturbée, puisque j'étais pris d'assaut. Parfois j'en tuais un, parfois l'un d'entre eux me piquait et s'en tirait indemne.


Est-ce que ça aurait servi à quelque chose de m'énerver ou de me lamenter ?

Non. Et ça aurait été accorder à ces parasites plus d'importance qu'ils n'en méritent. Car après tout, je suis tellement plus ancien, intelligent et puissant qu'eux ! Ils ne représentent aucune menace réelle. Un peu de sang perdu, à l'échelle de mon corps entier : je m'en remettrai.




Voilà, la fraîcheur tombe et chasse les moustiques. La lune arrive, la beauté et la sérénité se réinstallent.



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jeudi 5 septembre 2013

Promenade du matin

Bonjour !

Bientôt, si j'peux, un billet de faits de langue. Je le sens déjà qui me titille. En attendant, des photos toutes fraîches : le soleil du Ch'Nord.





Oui, le gros plan est flou, à mon grand dam. C'est comme ça avec les appareils de maintenant : dépourvu de viseur, quand tu as le soleil dans les yeux va juger la netteté en regardant seulement l'écran, amigo. Tu m'en diras des nouvelles.

J'en entends qui perfident "Oh, de toute façon tu aurais la flemme de t'accroupir pour y regarder, dans ton viseur, vieux Tonton."

Que nenni, bande de galopins. Voici une photo de mézigue prosterné devant mon viseur (enfin, mon écran), en train de demander à un groupe de gens de reculer, reculer, jusqu'à ce qu'ils tombent dans la rivière.




Alors hein, bon.

 

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mercredi 17 novembre 2010

Stage d'été : deuxième fournée !

http://la-bise.blogspot.com/2010/08/chroniques-dun-stage-de-vo-dimanche-15.html
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lundi 18 octobre 2010

Les chroniques !

LE DÉBUT DES CHRONIQUES, ENFIN MIS AU PROPRE
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lundi 4 octobre 2010

Les gens d'Issy

La banlieue, endroit exotique s'il en est, réserve des surprises.
Mais quand même, un feu rouge pour unijambistes... vous y croyez, vous ?



Ah, d'accord...

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mercredi 18 août 2010

Chroniques d'un stage de võ : mercredi 18 août 2010


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mardi 17 août 2010

Chroniques d'un stage de võ : mardi 17 août 2010

J'écris ceci mercredi soir, donc il manquera plein de trucs. Mais en tout cas, les deux entraînements étaient très bien.

Anecdote : j'ai ruiné mon appareil photo aquatique tout neuf. Je suis allé me baigner avec dans la rivière, pour shooter les poissons et tester la photo aquatique de façon générale (lumière zarbi, etc). Je n'avais pas très bien lu le mode d'emploi et donc pas vu qu'il y avait un cliquet de sécurité à cliqueter. Je ne l'ai pas cliqueté. Toute la rivière est entrée dans mon appareil. Ambiance.

Après le 2e entraînement, réunion spécial võ dân tôc, sur eul' gazon. Il est question du passé de l'école, de son présent et de son avenir. L'ambiance n'est pas trop pouët-pouët, mais il y avait des sacs à vider (surtout un, bien gros), des choses à savoir et à voir en face, et je crois que l'ensemble d'entre nous l'accepte. Merci d'avoir partagé ça avec nous, amigo.

Notre tonnelle a pris son aspect traditionnel : bien bordélique. Jeu : saurez-vous trouver le Génie sur cette photo ?


Et en parlant de tonnelle... cette année nous remarquons que le võ dân tôc fait des émules.


Soir : restau. Le même que chaque année.


D'habitude on y va le samedi, c'est la récompense, mais les plus morfales d'entre nous partiront samedi matin et rateront donc le restau de midi. Alors cette année, on en fait deux. Par pure camaraderie, bien sûr.
Bonne bouffe mais service naze : bruit de serveuse qui traîne ses tongs, eau et pain à aller chercher soi-même, courtes mais multiples pannes de courant et... je ne sais plus quoi, mais je ne suis pas content. Mon estomac, lui, me dit merci. Une fois rentré, au lieu d'écrire je m'écroule et m'endors du sommeil du boa.
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lundi 16 août 2010

Chroniques d'un stage de võ : lundi 16 août 2010

Je me réveille de fort méchante humeur. Mal dormi, pour cause de voisins à la noix. Premier réveil vers 3h, je ne sais plus exactement pourquoi. Ah, si : un gros aboiement de chien tout près de ma tente. C'est ce chien-ci :
(test légende)
Puis de 06h30 à environ 07h,  un réveil-matin bien puissant, qui re-sonne toutes les cinq minutes. Pratique. Même provenance que le chien. Puis d'environ 07h30 à jusqu'à ce que je mette des boules Quies, les enfants de la dame de la tente voisine (propriétaire du chien) parlent fort, sans qu'elle les fasse taire. Il fait beaucoup trop froid pour sortir de mon duvet, mais je dois le faire à chaque fois quand même, car le froid semble stimuler ma vessie.
Il fait moins douze. Je finis par dormir, mais à cause des boules Quies je n'entends pas mon réveil. Heureusement, à 09h15 le Génie toque à ma tenture.
J'ai la tronche fripée et plein de mots désagréables à la bouche. Je hais les gens qui amènent des enfants ou des chiens au stage, je hais les gens qui laissent sonner leur réveil en camping, je hais les gens qui laissent leur chien géant aboyer et aussi se balader dans un camping où il y a des tout petits enfants.
Une fois mon café absorbé, je ne grommelle plus. Après une tartine de nutella sur brioche, j'aime à nouveau mon prochain.

10h-12h  premier entraînement !
Ça se passe très bien. L'échauffement est aussi sommaire que les autres années, mais la séance en elle-même est très bien. On a un prof d'Annecy, très pédagogue. On fait des révisions, mais il montre des détails qu'on oublie trop souvent.
La séance se termine par un petit debriefing, comme toujours. Plus le speech de début de stage, habituel lui aussi. Dans ce speech on nous fait l'historique de notre art, et on nous explique l'esprit et le fonctionnement  des écoles de võ viet nam. Après le debriefing, étirements.

Cette année nous sommes une soixantaine, au fait. D'habitude c'est plutôt cent, mais les gens du võ viet nam arrivent de trois semaines au Vietnam, et donc certains n'ont pas eu assez de congés pour faire en plus cette semaine de stage.

Midi : très bonne bouffe qui réconforte, comme d'hab. Merci aux cuistots !

Puis vaisselle. On la fait par équipes de deux, c'est plus sympa comme ça. Comme on a mangé tard, pas de temps pour ma divine sieste. Il est déjà l'heure de se préparer.

16h-18h : 2e entraînement de la journée. Très sympa aussi. On fait des ateliers de 20 minutes : applications, puis armes (un beau tao de lance, jamais vu par nous (*)), puis acrobaties. C'est le truc que je n'aime pas faire, car dès que je ne vois plus le sol, même une fraction de seconde, j'ai la trouille. Mais aujourd'hui, à ma propre stupéfaction j'arrive à faire une roulade arrière, puis une roue (pourrie, mais une roue quand même). Pour finir, et grâce à l'aide musclée des deux profs-pareurs, je « fais » un flip (je crois) et même un salto arrière ! J'atterris tel une bouse tombée d'une vache, mais cette petite brèche dans ce que je croyais être un mur d'impossibilité est bien agréable.

Après le debriefing, les sept samouraïs et moi allons faire un petit entraînement en plus pour préparer notre démo de septembre.

Juste après, première baignade dans la Dordogne. Comme d'hab' j'y entre avec ma tenue, comme ça j'ai moins froid et ça la rince. Très agréable. Le monsieur qui pêche n'est pas très jouasse à mon passage, mais peu me chaud.


Long apéro...

puis le dîner est prêt. Youpi ! Une fois repu, je mets des grosse piles dans mon vieux guetto blaster et, accompagnés de quatre amis de la danse, je me dirige vers le terrain de pétanque, un peu à l'écart du campement. Nous commençons un cours de salsa à la bonne franquette, nourri de mes vieux souvenirs de salsero.

Nous venions de boucler le dilequeno et allions enchaîner sur l'enchufla quand surviennent l'ancienne et son époux, lui-même ancien (42 ans de pratique, je crois). Je vous le donne en mille : on se fait engueuler ! Par l'ancien. Il paraît que la danse ce n'est pas suffisamment important pour dépenser 5000 watts de lumière. Des mots plus durs sont également prononcés quant à la pratique de la danse en général. Je ne les répéterai pas ici.
Juste une chose : si la danse ça ne sert à rien, que dire des arts martiaux ?
Nous ne cherchons pas à argumenter. De toute façon, il nous ont coupé l'envie. C'est le couvre-feu, quoi. Pourtant on n'est pas en temps de guerre, que je sache. Et puis il y a des façons de parler aux gens, même quand on est un ancien. Ça me fait penser aux proverbes d'hier.

[Aparté que j'ajoute aujourd'hui, en décembre :
Il y a de nombreux rapports entre la danse à deux et les arts martiaux. Voici ceux auxquels je pense et qui sont exprimables par des mots :
- il faut au moins un partenaire.
- Un bon placement du corps et des déplacements précis sont la base indispensable.
- On recherche le geste beau
- Même s'il y a des façons de faire idéales, on doit avant toute chose s'adapter à qui l'on a en face.]

Déjà hier, quand j'ai appris que pour la démo de vendredi l'école de võ dan toc ne serait pas autorisée à présenter ses taos animaux (pourtant beaux) parce qu'ils ne sont pas dans le « tronc commun », j'ai plus que tiqué. Je peux accepter que, pour ménager les susceptibilités de tous, ne soient intégrées dans le tronc commun (de l'enseignement continu) que les techniques partagées par toutes les écoles, mais là c'est juste une démo, dans un camping ! Dès que les originalités sont gommées, ça m'inquiète. J'entends comme des bruits bottes se rapprocher. Ceci ne serait pas arrivé si l'un de nos profs avait été là, je suppose. Les organisateurs décident, c'est logique.

Tiquage aussi l'an dernier (ou celui d'avant ?), quand j'avais appris que lorsqu'on atteint un certain niveau technique, au võ viet nam on est forcé de devenir prof (sinon on ne vous enseigne plus rien de nouveau) et qu'on devait même signer un papier spécifiant cela. Un peu moisi, je trouve, de rendre obligatoire ce qui devrait être volontaire. Tout le monde n'a pas envie d'être prof. Et puis, avoir des tenues de couleurs différentes selon qu'on est prof ou pas, on a beau habiller ça sous les termes de « grand frères » et « petits frères », moi ça me confirme : gradés et troufions.

Ce soir, c'est le pompon qui fait déborder les poudres. Si les anciens représentent l'esprit du võ, il va falloir que je me trouve un autre art martial. Ou du moins un autre stage d'été, car au võ dan toc point d'écraseurs de joie. Nous avons nos propres problèmes, hein, mais pas celui-là.
[Note de décembre : ce que j'écris n'engage évidemment que moi. Mes camarades ne m'approuvent pas forcément.]

Bon, tout le monde est couché, il est minuit trente et je tapote encore, c'est pas sérieux. Et j'ai froid aux doigts, pour cause  de temps de chien. Brossage de dents (si je retrouve ma brosse), enfonçage de boules Quies et bonne nuit les petits. À demain !


(*) « nous », c'est les gens du võ dân tôc. Nous huit, quoi.


 
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dimanche 15 août 2010

Chroniques d'un stage de võ : dimanche 15 août 2010

Lever tard. On en profite pendant qu'on peut. Bien dormi, quoique réveillé par le froid.
Surprise : je suis parmi les premiers levés. La table du petit déj' se remplit petit à petit. L'humeur générale est fort bonne. Une belle journée d'oisiveté s'offre à nous.

Ma théorie de ce matin : les extra-terrestres ont inventé les dictionnaires de synonymes, objets complètement inutiles mais qui font abattre des arbres. Ainsi, notre planète épuise petit à petit ses ressources naturelles. Quand elle et nous serons exsangues, ils attaqueront. Diabolique.

Et bim : la douche est froide. On aura l'eau chaude plus tard dans la journée.
Après tout, il n'y a que quelques mois que le camping est averti de notre arrivée. On les bouscule, quoi... Demain tout sera en place, j'espère.

Fin de matinée. Devant les bacs à vaisselle, une ancienne nous montre deux façons différentes de nouer sa ceinture (de võ). Celle que nous utilisons est bien plus grossière. La sienne permet de quitter sa ceinture d'un seul geste, afin par exemple d'en faire une arme. Nous sommes impressionnés et intéressés, et voudrions bien que l'ancienne nous remontre, mais elle est déjà passée à autre chose. On en vient rapidement au sujet de la transmission des infos d'une génération à la suivante, des choses qui sont passées et de celles qui n'ont pas été transmises. Pas tellement les techniques, d'après l'ancienne, mais surtout au niveau de ce qu'on appelle habituellement la philosophie. Je ne peux hélas pas répéter ce qui est dit à ce moment-là. Puis on passe à la philo tout court, et l'ancienne prend congé de nous avec cette trad' : « L'homme vulgaire fait des reproches aux autres. L'homme sage s'en fait à lui-même ». Ils sont comme ça, nos anciens.
Cela me rappelle un autre proverbe, similaire mais je vous le mets quand même : « Le maître est indulgent pour les autres, exigeant envers lui-même» C'est classe, je trouve. Mais je creuse un tantinet et me dis qu'être indulgent avec les moins forts que soi, au lieu de les pousser, ça permet de rester bien-bien supérieur à eux. Salaud, hein ?

Les gens arrivent, le camp se remplit petit à petit.

En bordure, le terrain où nous trimerons. Ce que vous voyez au fond, c'est le camping des gens normaux. Pardois ils nous regardent, en habitués car ici c'est un camping familial, un peu comme dans le film. Donc ils nous voient débarquer chaque été. Boivent-ils du Benco le matin ? Aucune idée.

Début d'aprèm : légère ondée.



Oups. Voilà que la tonnelle, notre arche de Noé, prend l'eau. Pas glop.

Certains jouent au Magic, jeu de cartes ressorti chaque année.

En fin d'aprèm on s'entraîne tous les huit. Pas envie d'attendre demain. On est là, on a faim de võ ! Puis dîner, puis club des haschichins mais avec trois gens en plus. Dodo vers minuit.
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samedi 14 août 2010

Chroniques d'un stage de võ : vendredi et samedi 13 et 14 août 2010


Résumé : 

Le võ dan toc (www.vodantoc.com)est un AMTV (art martial traditionnel vietnamien) issu du du võ viet nam. Un pratiquant de võ est appelé võ sinh. Tonton est un võ sinh. L'École Française de Võ Dan Toc fait un stage intensif chaque été, avec le camping comme mode d'hébergement. Une journée de stage comporte un entraînement en fin de matinée et un en fin d'aprèm, tous les jours pendants 5 jours et demie. Depuis quelques années nous faisons le stage en Dordogne, avec les gens du võ viet nam.



Chroniques d'un stage de võ : vendredi et samedi

C'est parti mon kiki. Nous sommes samedi, début de soirée. Je me mets aux chroniques.

Cette fois directement sur un ordi (par le mien, dont l'écran a inexplicablement cramé pendant le trajet), et non à la main comme l'an dernier. J'avais pondu des chroniques (que j'ai conservées, donc qui sait ?), mais je n'en avais publié que la première journée. Pour cause de flemme de recopier une fois rentré à Paris. Mais là, hop hop, je prends les devants. Une fois à la maison, je n'aurai plus qu'à associer aux textes les photos ad hoc. A propos, saviez-vous que le haddock était un poisson ? Le Capitaine Haddock aurait donc aussi bien pu s'appeler Capitaine Igloo, tant qu'à faire. Non mais sans blague, c'est un scandale de nommer ainsi ses persos. Pourquoi pas Capitaine Flétan ? Je n'arrête pas d'y penser depuis une semaine au moins.

Mais je m'égare. Le stage commence lundi matin et se terminera samedi. Ou un peu plus tôt, pour les éventuels défunts. Pour la première fois, je suis arrivé l'avant-veille du stage et non la veille (moi qui n'aime pas le camping...). Bicoze ? Cette année c'est moi que j'ai loué le fourgon où qu'on met le matos. Il faut donc arriver en avance pour tout installer.

Voici le bestiau.
Moins gros que les autres années, car moins besoin de matos qu'avant. Le bel athlète qui lui met la pression, c'est le Génie. Dis camion !

On est donc vendredi soir et on charge le camion pour demain.
J'apprends avec surprise qu'il y a des mots qui touchent et des mots qui ne touchent pas. Par exemple, « touche » ça touche pas, mais « pas » ça touche. Saurez-vous résoudre cette énigme ? Moi pas, à l'heure où je vous écris.

Samedi
On part tôt. Trèèèès tôt.

Trajet sans encombre, six heures d'une traite sauf pour changements de chauffeur.



Pas trop de criminalité dans le coin, on dirait.


Arrivée à midi trois au camping, fastoche.
O
n monte les tentes, à des endroits idéaux car nous sommes encore presque seuls sur la parcelle.

Je pose ma chaise et on monte la tonnelle de l'école autour. Aînesse oblige.


La tonnelle, c'est notre panache blanc à nous. Sous elle nous prenons nos repas et échangeons moult bons mots, jeux, engueulades, discussion sérieuses et soupes de langues. La tonnelle sert aussi à rappeler notre présence au sein du võ viet nam, car en tout nous serons une soixantaine (et les autres années, plutôt une centaine) dont... huit de l'école de võ dan toc.

Fumette et riposte proportionnée
À la faveur d'une déambulation dans un gros bosquet, dont mes deux camarades fument un fragment, nous abordons le sujet de la violence. En effet, le responsable du groupe du võ viet nam vient de nous annoncer que de jeunes malandrins, issus de villages avoisinants, ont été vus traînant dans le camping. On les soupçonne d'un vol de vélo. Et les vélos volés c'est vilain, comme chacun sait. Nous parlons donc tout naturellement de ce qu'on fera si on les chope. Nous ne sommes pas la police, bien sûr, mais la police est loin. Le sujet de la légitime défense est rapidement abordé. Si on te met on coup de poing, qu'as-tu le droit de faire en retour ? Guère plus que ça, si j'ai bien compris. La riposte doit être égale ou inférieure à l'attaque. Je comprends le principe et l'approuve, mais ne le trouve pas très pratique. Ce qui est censé éviter l'escalade peut au contraire la provoquer, à mon avis. Car si je prends un coup de poing et garde suffisamment de calme pour ne répondre qu'avec un coup similaire, ça donne deux adversaires toujours debout. Le combat peut s'arrêter là, mais tout aussi bien continuer, avec deux personnes valides, énervées et donc bien mûres pour se blesser vraiment. Tandis que si à un coup de poing je réponds directement par un truc beaucoup plus gros, qui met K.O. ou bien fait assez mal pour décourager, eh bien le combat s'arrête et aucun blessé sérieux n'est à déplorer. En tout cas pas moi, et ça c'est bien. Car me faire attaquer et m'en tirer avec autant de mal que mon agresseur, je trouverais ça injuste. Bref, le sujet est touffu.

À part ça, aprèm tranquille. Certains lisent, d'autres font la sieste, d'autres jouent au Magic. C'est un jeu pratiqué chaque année ici.

On fait des courses, aussi. Y a vraiment des trucs de ouf, dans les supermarchés de Dordogne.

Et... hem... le Génie aiguise son épieu.
Qui se dévoue pour lui dire que les bois de Dordogne ne sont pas les forêts des Carpathes ?

Soirée peinarde : long apéro puis pizza au village voisin. Je prends la Consistante. C'est pas cette semaine que je vais perdre du poids, je crois.

Fin de soirée : première séance du club des haschischins. Cette année, nous ne sommes que trois. Le cœur de l'école, la crème de la crème, ce qui se fait de mieux en matière de guerriers philosophes.


   
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vendredi 19 mars 2010

Entraînement nocturne

Hier, pas le temps d'aller à l'entraînement collectif. Je m'en suis fait un en solo, près de chez wam.

Clandestin, j'arrive par les arbres. Terre battue ou gazon ?


Gazon.


Tiens, je me ferais bien la coupole...
Après ça je n'ai pas pu prendre d'autres photos : terrain trop pentu pour poser un trépied. :)



  
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jeudi 7 janvier 2010

Allez hop, une tartine et à l'entraînement. Zou !


J'ai, en tout et pour tout, un jogging dans les pattes depuis environ le 20 décembre. Le reste du temps : chaise de bureau toute la journée. Je suis donc, n'ayons pas peur des mots, un tas de gelée ambulant. Ça promet.

En parlant de gelée, j'espère que personne ne me tapera (trop fort) dans le bide, car le tarama me pèse un peu. Les conséquences pourraient être fâcheuses pour moi, mon partenaire et le parquet de la salle.

Oui, je sais, ce blog est de plus en plus exigeant au niveau du contenu. J'ai pensé que c'était la moindre des choses. Nouvel an oblige !
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vendredi 27 novembre 2009

Võ dân tôc : c'est parti mon kiki.

Ça y est, j'ai fait ma première semaine à quatre entraînements ! Et, bien que j'aie mal en de nombreux endroits, je suis indemne. C'est bon signe pour la suite, même si après une seule semaine il est trop tôt pour crier victoire. Mais je suis content, alors je voulais vous le dire.
Youpi !


Demain : stage de sabre et bâton long.

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samedi 14 novembre 2009

Etendoir-étendard


Sauras-tu trouver la fenêtre de Tonton ?
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jeudi 5 novembre 2009

Koumbatt !


Ça y est, c'est la rentrée.

Je m'explique. En septembre un coup de paume m'a fêlé deux côtes dès le premier soir d'entraînement. Donc après, zéro võ dân tôc car ça met du temps à se réparer, ces "coquilles d'oeuf".

Ce qui fait... presque deux mois sans aucun exercice physique ! A mon âge, ça donne du flamby.

Bref, je vais enfin vivre ma rentrée. Elle a commencé ce soir (voir photo). Je suis bien content. Ça fait du bien de taper, même dans le vide. Et de retrouver les copaings, pardi.

Hormis le retard, rageant mais au fond anecdotique, ce n'est pas une rentrée comme les autres. Cette année (scolaire) sera une année-test, ai-je décidé pendant le stage de cet été.

Depuis deux ans, je m'entraînais bien moins qu'avant. Et avant, j'étais à deux entraînements par semaine. Or, même ça c'est insuffisant pour progresser (sauf si on est en 1e ou 2e année). J'ai donc décidé que ça suffisait de stagner, et que cette année allait soit voir un dragon commencer à rougeoyer au coeur du goéland souffreteux que je suis, soit qu'après l'été 2010 je cesserai toute activité martiale pour me consacrer à d'autres trucs.
Pour marcher sur la voie du dragon, je vais non seulement participer aux deux entraînements hebdomadaires de mon école chérie, mais aussi m'inscrire à une autre école de võ, issue de la première.

Cela me fera quatre entraînements par semaine. Ce sera donc peut-être mon corps qui décidera pour moi, sans même que la question "progrès ou stagnation" se pose. Car je serai peut-être incapable de supporter la fatigue, ou bien celle-ci fera que je me blesserai trop souvent.

Mais je vais tenter ma chance, foi de Tonton. C'est pas au vieux singe qu'on va apprendre à grimacer de douleur !

(Y a mieux comme cri de guerre, je sais)


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vendredi 11 septembre 2009

"Le goûter des champions !"

Avec ça dans le bide, ça va dépoter à l'entraînement. Je dis bien "dépoter".

N'oubliez pas : la démo c'est demain.


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dimanche 6 septembre 2009

Stage de võ dân tôc : début du récit

JOURNEE DU 26 JUILLET.

Apparemment c'est abscons donc je ré-explique.

Le stage a eu lieu fin juillet, mais c'est seulement maintenant que j'ai trouvé le temps de vous en narrer le début. Mais comme Tonton est un peu maniaque du rangement en général et de la chronologie en particulier, il postera les récits de ces journées-là comme s'ils avaient été rédigés ces jours-là. Donc même s'ils sont postés en septembre, ils seront classés comme s'ils avaient été postés fin juillet : au moment des événements qu'ils décrivent.
Mais pour que vous n'ayiez pas à fouiller dans les archives de ce blog, au rayon "juillet", pour savoir si j'ai posté un nouveau récit, je vous mettrai un lien (comme celui ci-dessus) à chaque fois que j'aurai publié un nouveau récit.

Plus tard, je ferai la même chose pour mon magnifique séjour en Bretagne.

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dimanche 30 août 2009

Un art martial : le võ dân tôc

C'est la rentrée ! Le bon moment pour se mettre à une nouvelle activité.

Avouez, depuis tout petit vous rêvez d'être Bruce Lee. La fluidité, la souplesse, la précision et le dynamisme de ses mouvements vous remplissent d'admiration. Quelle joie ce serait de savoir bouger comme lui !

Comme je vous comprends.

Sachez que s'il est trop tard pour devenir un(e) virtuose (sauf si vous êtes un ado ou un enfant), il est encore largement temps de s'étonner et de se faire plaisir.


Et si vous trouvez que le kung fu c'est beau mais décidément trop banal, essayez le
võ dân tôc (1). En deux mots, c'est du kung fu vietnamien. Les Vietnamiens, vous savez ? Ces gens qui ont foutu la grosse branlée aux Américains pourtant surarmés ?
C'est mixte, il y a des débutants adultes et l'ambiance est amicale. On est là pour bosser et progresser mais ensemble, pas l'un contre l'autre ; pas d'esprit de compétition à la noix. Du coup (ha ha) : très peu de blessures, pas comme dans certains arts martiaux devenus sports de combat. Chez nous on apprend la mesure, la maîtrise.

Le club principal se trouve à Issy-Les-Moulineaux (métro : ligne 12). Le forum des associations de cette charmante bourgade a lieu le week-end du 12 septembre. Notre modeste démo aura lieu vers 16h. Les cours débutent le 15 septembre. Ils ont lieu le mardi et le vendredi, à 19h. Pas de stress : vous pouvez participer à deux ou trois cours avant de décider si vous vous inscrivez.

Devenir un(e) combattant(e), c'est du travail. Mais quand on se sent progresser, que
petit à petit
on comprend et "débloque" certaines choses (2) et qu'on devient meilleur à bien d'autres égards que la baston, le travail devient un plaisir.
 

À bientôt à la salle !
Tonton Lee



(1) quasiment la même chose que le võ viet nam, mais vous n'êtes pas plus avancés car le võ viet nam n'est pas très connu. Plusieurs milliers de pratiquants en France, pourtant. Mais après 40 ou 50 ans d'existence en France, nous ne sommes toujours pas à la botte des fédés de judo et/ou de karaté, donc pas mentionnés par les médias. De toute façon, nous on n'est pas des douillets.

(2) J'espère que vous n'avez pas peur d'apprendre deux ou trois trucs sur vous-même ?
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dimanche 26 juillet 2009

Chroniques d'un stage de võ : dimanche 26 juillet 2009

Je soumets ces chroniques à la bienveillante attention de mes sœur et frères d'arme.

Je n'aurai aucune photo d'action à vous montrer, hélas, car bien sûr je ne pouvais pas à la fois participer aux entraînements et les photographier. Peut-être une ou deux vidéos des démos, mais il faudrait que je demande moult autorisations donc ce sera peut-être plus simple de vous laisser imaginer la chose. Ou de taper « vo viet nam » dans un moteur de recherche de vidéos.

Dimanche 26 juillet


Fin de matinée : je rejoins mon frère d'arme Marchand de Rêves (*), qui va nous conduire en Dordogne. On part d'Issy-les-Moulineaux, où est notre école.

En route, je tente de communiquer avec le GPS de mon camarade. Bilan : cette machine n'est pas assez évoluée pour communiquer avec moi. J'ai beau lui susurrer, puis lui intimer, puis lui hurler mes directives : que tchi. Le bidule persiste à nous visualiser sur une route où ne sommes pas. Il nous réinvente un destin, quoi. Merci, mais non merci. En plus, le biniou s'est déchargé. Ridicule. Rien ne vaut une bonne cartouze : jamais de panne, et on a tout sous les yeux. Oui, on n'est que le matin et je suis déjà en mode vieux bougon. Mais pas tant que ça : il fait beau et on va au stage. Wéééééy !

On s'arrête ?


Pas besoin de me le dire deux fois. ... Hé, j'l'ai déjà dit !




Fin d'aprèm : arrivée au camp. C'est un camping municipal, dans un riant environnement : collines verdoyantes, et la Dordogne qui coule tout le long du camping. Ce dernier est sans confort (j'en re-causerai), mais de toute façon on est là pour en chier alors le confort on s'en bat les glaouis. Pour commencer.

Changement de rythme(s), donc. C'est bien.


La plupart des participants et accompagnants sont déjà arrivés : moult tentes fleurissent la grande parcelle qui nous est allouée. Nous plantons nos tentes. Toujours aussi doué de mes dix doigts, je mets trois heures quarante cinq pour monter la mienne.
Hey, vachement plus rapide que l'an dernier ! :)


Voilà le topo : nous sommes une douzaine d'élèves de l'Ecole Française de võ dân tôc, plus une centaine d'élèves de diverses écoles de võ viêt nam (certaines venant d'aussi loin que la Suisse). Le võ dân tôc vient en droite ligne du vo viet nam, donc on peut bosser ensemble sans problème. Ce sont les gens du vo viet nam qui dirigent tout, parce qu'ils fournissent cadre administratif et professeurs ; nous sommes venus sans prof. Donc on s'intègre du mieux qu'on peut. Facilement, en fait, car les gens du vo viet nam sont très accueillants et nous, follement sympathiques (j'en re-causerai). Nous avons notre propre tonnelle, ceci dit, ce qui est la grosse classe. Ajoutez à cela que nous avons parmi nous deux cuisiniers qualifiés (dont un semi-pro) et la nourriture qui va avec, et vous comprendrez que nous faisons figure d'aristocrates. Notre classe innée nous permet de tenir ce rôle avec élégance et naturel, sans écraser les autres de notre superbe.

(...)
Le soir arrive vite, sous les tropiques. Dîner savoureux, comme toujours quand Moine sans Peur et Louve aux Aguets sont aux fourneaux.

Ici, la nuit, on a la voie lactée. J'adooore. Je pourrais rester longtemps, debout le visage levé vers le ciel, oscillant doucement dans la brise tel un roseau enchanté.

Il est pas beau, mon petit cheval blanc ?

… Mais Tonton a mal a sa nuque.
Et puis c'est l'heure de la réunion des sages, où j'ai l'honneur et la chance d'être accepté. La réunion des sages, appelée autrement entre nous, est une sorte de club de philosophie tardive. Un club des haschischins, quoi. On y cause entre hommes, de tout et de rien, mais surtout de tout. Quand des gens du vo viet nam nous abordent (il y a pas mal de noctambules aussi, chez eux), on passe à des sujets plus faciles. Rapport à la volonté de s'intégrer dont je vous parlais tout à l'heure. Hé, hé.
J'aimerais pouvoir vous faire ressentir toute la quiétude, l'intensité et la fraternité qui imprègnent nos réunions sous les étoiles, mais je n'écris pas assez bien. Tant pis.

… Allez hop, au dodo. Demain ça va charcler.

(*) quand on a fait jusqu'au bout son premier stage d'été, sans abandonner même si on s'est fait bobo à le mollet, et qu'on est donc considéré comme un pratiquant sérieux, on reçoit un nom de guerre. Ce nom, décerné par notre prof (assisté parfois de quelques anciens), n'est pas négociable. Il est le résultat d'observations discrètes menées tout au long du stage, et sous des dehors fantaisistes décrit une facette du pratiquant jugée... proéminente. On garde son nom de guerre toute sa vie, sauf si un changement de comportement et∕ou de personnalité amène les anciens à trouver un nouveau nom. J'ai été bien surpris le jour où on m'a donné le mien.
Au vo viet nam ils ne font pas ça, c'est une tradition à nous.
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mercredi 13 mai 2009

Décès

Ce blog restera silencieux pendant quelques jours. N'y voyez aucune bouderie ou relâchement. Simplement, le maître est mort.

Il s'appelait Nguyen Duc Moc. Pour un résumé sur son histoire, consulter ce lien : http://www.vodantoc.com/nguyen_duc_moc.html

Le faire-part : http://www.carnetdefrance.fr/fairepart/deces/moc-nguyen-duc-9c2/


 
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Mto La Grand Combe