samedi 2 mars 2013

Connaissez-vous le Wendigo ?



Une nuit de blizzard, j'avais pris cette photo : 


C'est un pare-brise, vu de l'intérieur.

« Troublant, me suis-je dit. On jurerait le Wendigo. »
Car ce dessin formé par le givre m'avait fait penser à un autre, vu dans une BD :
http://www.marvunapp.com/Appendix2/wendigosm.htm
 
La BD en soi, aventure de Spiderman assez simplette, n'était pas un chef-d’œuvre mais m'avait conduit à lire ce recueil de nouvelles :
 
 
Et j'ai relu la nouvelle à la suite de cette vision nocturne. Et à nouveau bien aimé, même si de nos jours la lecture d'une traduction est un événement rare chez moi (*).
L'auteur, Algernon Blackwood, n'y dit pas clairement à quoi ressemble le Wendigo, mais on peut trouver des hypothèses sur le net, par exemple celles-ci :
http://www.fabyrinthe.com/observatoire/metamorphes/151-wendigo?8bc04e4b7059a1bccad99c91782caef0=dfab6f07d7134bde7ca22ed2f5c29ec4
http://americanmonsters.com/site/wp-content/uploads/2010/02/wendigo1.jpg


Voir aussi ICI, par exemple, pour de la doc.

Créature terrifiante, issue du folklore nord-américain, le
Wendigo peut posséder les gens qui se rendent coupable de cannibalisme, en cas de famine par exemple. Le Wendigo appartient à l'hiver dans ce qu'il a de plus impitoyable, et l'hiver appartient au Wendigo.

[Ne poursuivez si vous pensez lire un jour la nouvelle]

Dans la nouvelle de Blackwood, le Wendigo est une sorte de démon, ou de dieu, qui arrive par les airs et vient te chercher quand tu es seul(e), isolé(e) dans les grandes étendues. Il vient sous ta tente, au plus noir de la nuit. Quelque chose d'indéfinissable te réveille. Une brise portant une odeur inconnue t'arrive aux narines, et... Le Wendigo dit ton nom.

La dernière chose que l'on trouvera de toi, ce sera des empreintes de pas dans la neige, de plus en plus espacées, puis absentes. Car on dit que le Wendigo fait courir ceux qu'il a choisis. Ils courent si vite, si vite qu'ils s'envolent au-dessus des arbres et continuent à courir dans le ciel, jusqu'à ce que leurs pieds se consument, jusqu'à l'épuisement et au-delà. On entend leurs cris dans la nuit, de plus en plus lointains, puis plus rien.







(*) La traduction de ce recueil est de Jacques Parsons, qui semble être un nom de plume pour André Gilliard. Je ne savais même pas que les traducteurs prenaient parfois des noms de plume.




















Nous, on s'en fout. On va dans les bois tous les jours et on n'a même pas peur. Avec mon chien de guerre je lui bourre sa gueule, moi, au Wendigo.




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3 commentaires:

Chonchon a dit…

Non, avant Tonton je ne connaissais pas le Wendigo. Merci Tonton. Car la nouvelle est très chouette (ainsi que les autres de ce petit recueil). La traduction est réussie, et m'a donné envie de relire l'ouvrage, cette fois en anglais.

Chonchon a dit…

Tu m'étonnes qu'il détale, le Wendigo, devant un tel fauve !

Petit coquillage sur la plage a dit…

Breuhhhhhhhh Heureusement c'est le printemps !

 
Mto La Grand Combe